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Preis der Deutschen Schallplattenkritik (Neue Musik) Vierteljahresliste IV/1997

Heinz Holliger (1939) n'est pas seulement le hautboïste superlatif que l'on sait, et sans doute le soliste le plus recherché sur cet instrument difficile, il est également, et depuis toujours, un compositeur qui a imposé sa marque dans le panorama contemporain. Elève de deux maîtres prestigieux ­ Boulez mais aussi Sandor Veress ­ il s'est dirigé, après des débuts plus nettement expérimentaux, vers une expression sensiblement introvertie, vouée au monde intime. Dès le debut, le musicien Holliger a cheminé en compagnie d'un panthéon de poètes affinitaires. Trakl ou Celan, Hölderlin-Scardanelli ou Walser. Sur des poèmes de jeunesse de ce dernier, on a publié voici peu un cycle bouleversant de lieder, Beiseit.
Le disque aujourd'hui proposé comporte lui aussi deux cycles de lieder, mais « sans paroles », le premier datant du début des années 80, et le second lui succédant dix ans plus tard). Il y revient à un violon de tenir le rôle de la voix humaine. Pourquoi alors ne pas avoir dénommé ces séries d'un terme neutre ­ par exemple Six pièces pour violon et piano ' Pas seulement pour indiquer une certaine prédominance de l'instrument à archer accompagné par celui à marteaux placé peu ou prou dans un rôle de faire-valoir. Il s'agit surtout d'une méditation sur la forme-lied, la musique qui vient normalement au secours du poème semblant ici moins se substituer à lui que l'appeler ou moduler son défaut. En complément, deux morceaux pour harpe écrits à vingt ans de distance et qui marquent assez bien la pente suivie par le compositeur. Mais aussi un morceau de bravoure, Trema, violence tremblante qui s'eteint lentement. Le compositeur a beau revendiquer de travailler « dans une tour », la simplicité élégiaque qui le tente ne laisse pas d'être, à l'image de son panthéon poétique, hantée par quelque bien réelle catastrophe.
Gérard Dupuy, Libération

"Heinz Holliger's fame as the world's greatest oboist does not eclipse his formidable skills as a composer, but we hear his music all too seldom. ECM has championed his works on disc, and its new album of Songs Without Words focuses on Holliger's penchant for making textless interpretations of poetry. Two sets of Lieder Ohne Worte for violin and piano frame this exciting recital. The first group (1981-83) are fugitive, melancholy songs shaped by the finest nuances and shadings. Titles like Frühllingslied and Flammen...Schnee focus the expression of the concentrated yet emotionally luxuriant second group (1988-94). The violinist Thomas Zehetmair is ideally cast to bring them to life. Zehetmair makes Holliger's Trema (1981-3) into a terrifying endgame of skin-splitting tremolandi in a shimmering web of sound. The spare harp writing of the Sequenzen über Johannes 1.32, played by Ursula Holliger, could not be in greater contrast."
Hilary Finch, The Times

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